Christian Arnsperger

Christian Arnsperger, né en 1966, est docteur en sciences économiques. Il est depuis septembre 1914 professeur à l'Institut de géographie et durabilité de l'Université de Lausanne. Il y mène des recherches sur les mutations anthropologiques nécessaires au développement d'une durabilité forte, sur les conditions culturelles et institutionnelles de la transition vers une «durabilité équitable», ainsi que sur les opportunités et les difficultés de la transition vers des pratiques économiques alternatives (finance écologique, tourisme durable, relocalisation économique, etc.). Il est à cet égard conseiller scientifique de la Banque Alternative Suisse (BAS).

Auparavant, il a occupé un poste de Maître de recherche au Fonds national belge de la recherche scientifique (F.R.S.-FNRS) et de professeur à l’Université catholique de Louvain (UCLouvain, Belgique), où il était rattaché depuis 1991 à la Chaire Hoover d’éthique économique et sociale. Il y enseignait la philosophie de l’économie, l’analyse critique du capitalisme et la sociologie économique.

Il défend une vision « thérapeutique » des sciences sociales, et ses recherches portent sur les soubassements existentiels de la logique économique, sur les alternatives post-capitalistes, et plus largement sur les liens entre économie et spiritualité. Il tient un blog sur les moyens de protéger et régénérer le capital naturel, social et culturel dans une économie authentiquement circulaire.

Auteur de nombreux articles dans des revues scientifiques et des volumes collectifs, il a également publié plusieurs livres, dont : Critique de l’existence capitaliste (Cerf, 2005), L’économie, c’est nous (Érès, 2006), Critical Political Economy (Routledge, 2008) et Éthique de l’existence post-capitaliste (Cerf, 2009), L'homme économique et le sens de la vie : Petit traité d'alter-économie (Textuel, 2011).

Article(s) de cet auteur

4 oct 2016

A l’ère de l’Anthropocène, l’être humain est devenu une force géologique qui épuise la Terre. Les racines de notre mode de développement et de vie sont ancrées dans les profondeurs de la psyché humaine. C’est pourquoi le capitalisme vert ne saurait être la solution. Notre défi est de trouver des réponses «non croissancistes» à nos inquiétudes existentielles, individuellement et collectivement.

21 déc 2012

Le système économique dominant, fondé sur le principe d’une croissance matérielle infinie, se heurte à la finitude de la biosphère. Il convient d’amorcer une transition écologique si nous voulons éviter l’effondrement. La clé réside dans un travail sur nos ressorts existentiels intérieurs allié à l'élaboration d’un nouveau cadre économique.

22 mar 2011

Le capitalisme n’est pas seulement un système économique. Il constitue aussi une manière de gérer collectivement nos angoisses existentielles les plus profondes. C'est pourquoi il résiste si bien aux crises qui l'affectent et aux critiques dont il est l'objet. Comment pouvons-nous nous délivrer de sa captivité?

10 oct 2009

L’enjeu fondamental de la souveraineté alimentaire et énergétique est spirituel. Il s’agit de consentir à la création de communautés locales solidaires et résilientes, admettre la nécessité d’une simplification de nos modes de consommation. Sans une mutation de notre rapport à l’existence, nous ne parviendrons pas à « convertir » notre néocortex et à en faire un outil pour dépasser l’accaparement.