Jean-Thierry Verhelst

Juriste, spécialiste du droit coutumier africain et consultant en relations interculturelles, Jean-Thierry Verhelst (1942-2013) a enseigné l’anthropologie juridique et œuvré comme coopérant dans les trois continents du Sud. Il était prêtre d'une paroisse orthodoxe à Bruxelles.

Il été le fondateur et coordinateur international du Réseau Sud-Nord Cultures et Développement. Il a tiré de tout cela une expérience précieuse dont il a fait un ouvrage devenu une référence et publié en plusieurs langues : Des racines pour vivre (Ed. Duculot Perspectives, 1987); il y constate l’échec du développement à l’occidentale, la vitalité des peuples apparemment soumis et l’émergence d’autres modèles socioéconomiques.

Il a également dirigé un livre collectif de partage international sur la spiritualité et l’engagement social : Ailes et racines (Ed. Siloë, 2001). Il a synthétisé ses recherches sur l’apport des religions et des sagesses traditionnelles à une mondialisation plus humaine dans une petite somme: Des racines pour l'avenir. Cultures et spiritualités dans un monde en feu, (L'Harmattan, 2008).

Il fut un véritable homme-joie, ainsi que le montre notamment son livre posthume avec Anne Ducrocq: « Quand je suis faible, je suis fort » (Bayard, 2014).

 

Article(s) de cet auteur

23 juin 2016

Il est difficile de participer à la construction d’un monde différent si l’on ne se connaît pas. Les migrations, l’islamisme radical en lutte contre l’Occident, le tourisme globalisé et l’expansion du Web questionnent plus que jamais l’identité humaine. Comment peut-elle contribuer au bien-vivre aujourd’hui ? Que faire pour qu’elle soit une opportunité plutôt qu’une menace ?

24 avr 2013

Il ne s’agit pas seulement de comprendre le monde, mais de le changer. Pas seulement de prier, mais de s’engager concrètement dans la société. Cela implique de quitter le monde des certitudes et des conforts extérieurs, de traverser la « nuit » de l’échec et de la mort pour faire retour à l’Origine de la vie. Un chemin tracé par l’itinéraire de la théologienne allemande Dorothée Sölle.

26 juin 2007

Le mal n’est pas seulement personnel, il a aussi une réalité collective. Qui s’exprime dans des structures d’oppression économique et politique. Des structures dont les Eglises, en tant qu’institutions, ont été et sont souvent complices. A partir de là, les théologiens de la libération comme Helder Camara ont développé une lecture prophétique de l’Evangile axé sur la non-violence, l’amour et la défense des plus pauvres.