Olivier Clément

Né en 1921, écrivain, théologien, ancien professeur à l’Institut de théologie Saint-Serge (Paris), Olivier Clément est entré dans la communion de l’Eglise orthodoxe dans les années 1950. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, méditations profondes et pleines d’un souffle résurrectionnel sur des thèmes comme le visage, la beauté, le cosmos et le corps. Des questions où se jouent la traversée du nihilisme, le dépassement de la modernité et la rencontre entre les cultures.

Très engagé dans le dialogue œcuménique et interreligieux, il fut un véritable passeur entre l’Orient et l’Occident. Parmi ses nombreux livres, on peut citer Questions sur l’homme (Stock, 1972), Sources (Stock, 1982), Corps de mort et de gloire (Desclée de Brouwer, 1995), L'autre soleil: Quelques notes d'autobiographie spirituelle (Desclée de Brouwer, 2010), Joie de la résurrection (Salvator, 2015). Il est décédé le 15 janvier 2009.

Article(s) de cet auteur

1 fév 2009

La résurrection est la victoire de la vie vivante sur la mort et l’enfer. La mort non pas seulement comme fin de la vie biologique, ni l’enfer comme un état spirituel d’outre-tombe, mais tous deux comme « une vie morte », centrée sur l'ego prisonnier de sa modalité tragique et de son autonomie dérisoire.

31 jan 2009

Mai 68 a fait s’écrouler les fausses images de Dieu. Il ne reste de Dieu que l’ami secret, celui qui partage avec chacun – dans le secret – le pain de la souffrance et le vin de la fête. Il en résulte une forme d’évidence mystique du quotidien. Dans la présence de l’Ami, la chose la plus humble, la rencontre en apparence la plus banale, devient don et lumière de Dieu.

30 jan 2009

Olivier Clément est né au ciel le 15 janvier 2009. Porteur du feu prophétique des penseurs religieux russes, il fut un lumineux et fécond témoin de l’Evangile. Un apôtre de l’unité dans la diversité des Eglises. Mais aussi un formidable « passeur » entre l’Orient et l’Occident chrétien, l’athéisme et la foi, la spiritualité et l’histoire. Extraits d'un entretien avec Michel Maxime Egger.

31 mai 2007

En réponse à la crise de sens de notre temps, il convient de développer une « culture du seuil ». Une approche que devraient orienter ces réflexions de Michel Serres : « Dieu est notre pudeur, et nous devons le protéger. Ce qu'il a d'infini, c'est sa fragilité. Aussi ne peut-il être protégé que dans ce qu'il y a de plus sacré en nous. » Mais le secret ne va pas sans amour.