mondialisation
Société de sobriété et de solidarité, condition de survie de l’humanité
L’enjeu de base de la souveraineté alimentaire et énergétique est proprement spirituel. Il s’agit d’apprendre à vivre nos angoisses profondes de manque et de fragilité à contre-courant du capitalisme mondialisé, consentir à la fabrication consciente de communautés locales solidaires et résilientes, admettre la nécessité d’une simplification de nos modes de consommation. Tout cela requiert de très profonds changements individuels et collectifs, éthiques et politiques. Sans une mutation tout aussi profonde de notre rapport à l’existence, nous ne parviendrons pas à « convertir » notre néocortex, à le déconnecter des couches reptiliennes et mammaliennes de nos cerveaux, et à en faire un outil pour dépasser l’accaparement. Par Christian Arnsperger. ... la suite
La double transformation - Réorienter son désir pour changer le monde L’humanité est à un carrefour. Au double sens d’un changement de paradigme et d’une crise majeure. Ambivalente, chargée d’incertitudes, par là même source de polarisations, cette période n’est en soi ni « heureuse » ni « malheureuse », mais plutôt un défi. Selon Michel Maxime Egger, on ne pourra le relever qu’en adoptant une démarche « globale-radicale » centrée sur la dimension spirituelle. Cela suppose non seulement de lutter contre ce que le capitalisme fait, mais aussi de nous libérer intérieurement de ce qu’il est en profondeur : un mode d’existence personnel et collectif qui pervertit notre désir comme soif d’Absolu en une série de désirs-envies formatés pour alimenter la machine à produire et consommer. ... la suite
Travail : oppressions perverses Sous couvert de la pression extérieure (compétition, rentabilité) et d’un discours intérieur valorisant (mobilité, créativité, participation, initiative, risques, carrière), des formes nouvelles et perverses d’oppression s’exercent sur les salariés à travers l’exigence – implicite – de se donner corps et âme au travail. Marie Romanens en montre les processus ainsi que les coûts psychologiques et physiques non négligeables. Une tendance exacerbée par la crise économique. ... la suite
Enjeux politiques de la vitesse Indissociable de la quête du pouvoir et de la richesse, la vitesse est constitutive de l’histoire de nos sociétés. A l’heure d’Internet et bientôt des nanotechnologies, elle atteint aujourd’hui une limite qui met en jeu le devenir même de l’être humain, de la démocratie et du monde. Pour éviter la catastrophe qui nous menace, il nous faudra plus que l’aménagement d’îlots ou de parenthèses de lenteur. Nous avons besoin d’une véritable « économie politique de la vitesse ». Parcours avec le philosophe-urbaniste. Par Michel Maxime Egger ... la suite
L’abondance : une question matérielle ou de conscience ? Si on le voulait vraiment, chaque habitant de la planète pourrait avoir dès maintenant une vie épanouie. La difficulté, en effet, ne réside plus dans le manque de connaissances et de moyens comme autrefois, mais dans le manque d’argent. Or, si l’argent manque, c’est que l’on s’interdit de le créer. Le résultat du système bancaire mondial qui n’est que le produit logique de la conscience collective, elle-même traduction de ce que nous portons en nous individuellement, le plus souvent inconsciemment. Si le roi symbolise la tête (l’Être), la banque symbolise le ventre (l’Avoir). Pour Philippe Derudder, les choses ne changeront vraiment que lorsque nous déciderons de reconfier la direction de notre vie à notre « tête ». ... la suite
Que faire de nos indignations ? Qui n’a pas été frappé par la photo de ces 27 immigrants naufragés au large de Malte, accrochés en mer à la partie émergée des cages métalliques destinées à l’élevage de thons » ? Qui n’a pas ressenti colère et nausée ? Mais ces sentiments suffisent-ils à donner un sens à ces images ? Abdennour Bidar montre comment transformer l’indignation en compassion active, au-delà du simple gémissement de pitié. Une compassion qui ne laisse pas retomber l’élan du cœur comme une émotion sans lendemain et sans effet, mais qui cherche à l’investir dans l’action. La compassion avec ses petites sœurs du quotidien : la sollicitude, l’écoute, la bienveillance. ... la suite
Théologie de la libération : l’espérance des pauvres Le mal n’est pas seulement personnel, il a aussi une réalité collective. Qui s’exprime dans des structures d’oppression, d’exploitation économique et de domination politique. Des structures dont les Eglises, en tant qu’institutions, ont été et sont souvent complices. A partir de ce constat, les théologiens de la libération ont développé une lecture prophétique de l’Evangile, qui conduit à l’engagement et à la vie pour et avec les plus pauvres. Un chemin de non-violence et d’amour. Par Jean-Thierry Verhelst. ... la suite
Les 10 plus gros mensonges sur l’économie Rendre aux citoyens le pouvoir sur l’économie, ouvrir la voie aux alternatives possibles comme l’entreprise à mandat sociétal. C’est ce à quoi Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq s’attellent dans Les 10 plus gros mensonges sur l’économie. Une manière de libérer les esprits de la peur de manquer et d’appeler à une nouvelle conscience fondée sur la confiance en la vie. Roboratif et inspirant. ... la suite
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