michel maxime egger

Détenteur d’un master en sociologie de l’Université de Neuchâtel (1981), Michel Maxime Egger accomplit depuis plus de vingt ans un travail de plaidoyer pour le développement durable et des relations Nord-Sud plus équitables: de 1993 à 2002 à Pain pour le prochain, puis à Alliance Sud (communauté de travail des grandes organisations d’entraide suisses), dont il a fait partie du comité de direction. En août 2016, il a rejoint Pain pour le prochain avec pour mission de créer un développer un laboratoire de la transition intérieure, dans l'interface entre la société civile et les milieux d'Eglise.

Il a fondé le réseau Trilogies (www.trilogies.org) en 2004, qu’il anime depuis lors pour mettre en dialogue traditions spirituelles, quêtes de sens, écologie et grands enjeux socio-économiques de notre temps. Il donne également des conférences sur ces thèmes.

Sa préoccupation centrale est la question écologique, qu'il aborde de manière intégrale (et non intégriste) en tentant d'articuler les dimensions intérieure et extérieure, individuelle et collective. Sa conviction est que, tout nécessaire qu'elle soit, l'écologie extérieure faite de normes internationales, de lois, de technologies vertes et d'écogestes au quotidien ne suffit pas, car elle ne va pas à la racine des problèmes. Un changement de paradigme est la seule solution réaliste, fondée sur un dépassement des dualismes, une mise en boucle de la transformation de soi et de la transformation du monde. Une mutation à la fois spirituelle et politique portée par une nouvelle manière de s'engager: le méditant-militant.

Il a consacré deux ouvrages à cette recherche. L'un à partir de la spiritualité, chrétienne en particulier: La Terre comme soi-même. Repères pour une écospiritualité (2012). L'autre à partir des profondeurs de la psyché humaine: Soigner l'esprit, guérir la Terre. Introduction à l'écopschologie (2015), les deux chez Labor et Fides. Dans cette même perspective, depuis le début de 2014, il codirige avec Philippe Roch la collection Fondations écologiques aux éditions Labor et Fides.

En 2005, il a cofondé avec Lytta Basset La Chair et le Souffle, revue d’anthropologie et de spiritualité, publiée par la Faculté de théologie de l’Université de Neuchâtel en collaboration avec les Editions Novalis et Labor et Fides. Il a été membre du comité de rédaction jusqu'à la cessation de la revue en 2015.  Il a notamment dirigé plusieurs numéros thématiques: Vers une écospiritualité (direction et articles), vol. 3, no 1 + no 2, 2008; Changer pour vivre mieux, vol. 5, no 2, 2010; Voyage et déroute, Volume 9, no 1, 2014.

De confession orthodoxe, il a créé et dirigé les éditions Le Sel de la Terre, collection de spiritualité orthodoxe contemporaine publiée avec les Editions du Cerf (1992-2005). Il est l'auteur de Prier 15 jours avec Silouane (Nouvelle Cité, 2002).

Il a été journaliste entre 1981 et 1993 (L’Hebdo, Construire, etc.) et a collaboré jusqu’à ce jour à de nombreuses publications (Le Temps stratégique, Choisir, Nunc, Positif, etc.).

Il a participé à plusieurs ouvrages collectifs.

Plusieurs textes de Trilogies évoquent son chemin spirituel:

Conférences, émissions radio et TV

Pour retrouver des enregistrements d'inbterventions ainsi que des émissions radio et TV, aller soit sur la chaîne youtube consacrée à l'écospiritualité et l'écopsychologie, soit sur la page dédiée sur ce site, à voir et écouter.

Emissions radio

Bibliographie

Michel Maxime Egger a publié des centaines d'articles dans différents domaines. Il a écrit ou participé à la rédaction des ouvrages suivants:

Article(s) de cet auteur

1 avr 2017

La Campagne œcuménique de carême 2017 se déroule en Suisse avec comme slogan : « La terre source de vie, pas de profit ». Parallèlement, le beau film Révolution silencieuse se clôt cette parole de l’agroécologiste Pierre Rabbhi : « La vraie révolution est celle qui nous amène à nous transformer nous-mêmes pour transformer le monde. »

10 fév 2017

La célébration des 200 ans de la naissance du mythe de Frankenstein n’en finit pas. Et pour cause : le monstre et le savant fou qui l’engendre sont plus que jamais le miroir de notre temps en proie aux fantasmes du transhumanisme. Saurons-nous entendre les avertissements de Mary Shelley sur les dérives et dévoiements d’une science qui se prend pour Dieu ?

5 nov 2016

Décédé le 9 octobre 2016, Andrzej Wajda était l’une des figures majeures du cinéma polonais. Abordant les questions politiques à travers les corps et les luttes d’ego, il a su donner une dimension universelle et métaphorique à sa critique sans concession des régimes autoritaires de l’Est. Pour preuve, Le Chef d’orchestre (1979).

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