Philippe Derudder

Né en 1948, patron d'une importante PME dans le domaine de la logistique de transport international, Philippe Derudder se sent peu à peu en rupture intérieure, pris au piège de la logique du marché et du système financier qui poussent à la recherche permanente de gains de productivité et à la rentabilité maximale du capital. Alors que son entreprise est prospère, il doit licencier des collaborateurs, dont certains lui ont appris le métier. Il en résulte une crise intérieure profonde.

Ne pouvant se résoudre à accepter misère, pollution, pillage des ressources de la planète, dégradation des conditions de travail et de vie comme prix à payer pour garantir une croissance économique présentée comme la seule issue possible, il démissionne de toutes ses fonctions en 1992. Après une longue traversée du désert, marquée par la maladie, il décide de tout entreprendre pour mettre l'économie au service de l'être humain et de la planète.

Il a développé sa réflexion dans plusieurs ouvrages: La renaissance du plein emploi ou la forêt derrière l’arbre (Guy Trédaniel, 1997), Les Aventuriers de l’abondance (Yves Michel, 1999 et 2009), Rendre la création monétaire à la société civile (Yves Michel, 2005), Les 10 plus gros mensonges sur l’économie (Dangles, 2007), La dette publique une affaire rentable (Ed. Yves Michel 2009), Une monnaie complémentaire nationale. Pour relever les défis humains et écologiques (Yves Michel 2011), Les monnaies locales complémentaire, pourquoi, comment ? (Ed. Yves Michel 2012),

Article(s) de cet auteur

26 mai 2014

Nous sommes au cœur d’une crise qui, pour réelles que soient les souffrances qu’elle engendre, n’a d’autre consistance que celle de notre pensée. C’est une crise de conscience qui nous presse à comprendre que nous pouvons produire au-delà des besoins de l’humanité. A condition que soient mises en circulation des monnaies complémentaires.

18 aoû 2007

Si on le voulait vraiment, chaque habitant de la planète pourrait avoir une vie épanouie. La difficulté ne réside plus dans le manque de connaissances et de moyens, mais dans le manque d’argent. Or, si l’argent fait défaut, c’est que l’on s'interdit de le créer.